
44 % considèrent l’éclatement des familles comme un facteur susceptible d’altérer l’autorité. Mais le facteur le plus fréquent chez les parents, est le fait que ceux-ci craignent de perdre l’amour de leurs enfants, surprenant d’autant que le manque d’autorité des parents est un grief repris souvent par les adolescents.
Dialoguer et justifier les décisions prises, rappeler les grands principes, montrer l’exemple… tels sont les fondements d’une « bonne autorité ». Tous les parents se sont posés la question un jour « jusqu’où laisser aller son enfant ?, à quel moment mettre fin à ses caprices ?, comment se faire respecter ? »
L’autorité n’a rien à voir avec la soumission, ce qui rabaisse n’est pas de l’autorité.
Avant 12-13 mois le bébé ne comprend pas l’autorité, en revanche c’est le moment où il attrape tout, porte à sa bouche. Soit les parents déplacent les objets dangereux, soit ils commencent à exercer leur autorité en disant simplement « je ne veux pas que tu y touches » à condition d’être toujours cohérents et réguliers et être d’accord avec l’autre parent. Les enfants vérifient souvent que la règle soit toujours la même avec les deux parents.
De 2 à 5 ans, c’est l’âge où l’enfant dit non, il exerce son pouvoir de différenciation et d’opposition même s’il fait comme eux en disant « non ». Il faut alors veiller à ce qu’il ne dépasse pas certaines limites avec fermeté dans l’injonction (ne pas sourire, ne pas céder même s’il s’agit d’un seul bonbon). Trop de parents adoptent une attitude paradoxale entre séduction et injonction mais l’important étant de ne pas sombrer ni dans l’obéissance au doigt et à l’œil ni dans le laxisme, car dans l’éducation il doit toujours y avoir plus d’autorisations que d’interdits.
De 6 à 7 ans, l’enfant veut tout faire seul. Il peut tout à fait commencer à avoir ses préférences alimentaires mais il ne doit pas refuser de goûter comme il ne faut pas transiger sur l’heure du coucher en prévenant du moment fatidique à l’avance (au moins une demie heure avant) afin que l’enfant ne se retrouve pas devant le fait accompli.
De 7 à 8 ans, c’est le moment où il va essayer de désobéir à l’école pour essayer de conquérir un peu d’autonomie. Mais s’il a déjà appris à obéir, ce ne sera qu’une étape nouvelle et nécessaire à franchir.
Jusqu’à 10-12 ans, il n’y a pas de soucis particuliers, même si l’enfant commence à désobéir à ses parents pour mieux se fondre dans un groupe de copains.
A l’adolescence, il est normal que l’adolescent repousse les limites, par exemple, de la permission de minuit mais il est tout à fait normal que le parent se fâche dans ce cas là et promette la punition en cas de récidives.
Exercer son autorité c’est dire à son adolescent qu’on ne le laissera pas s’installer dans des comportements qui risqueraient de le mener dans une impasse. Pour les adolescents la famille reste une référence essentielle…