Mise en images, l’histoire de Marion est véridique ( seul les prénoms sont modifiés ). On y découvre son embrigadement dans une secte en quatre temps, de son « adhésion » à sa sortie, déclinée en bichromie sur des tons de bleu pour donner toute sa force au récit.
D’un banal échange avec un ami de confiance, d’une discussion et de quelques confidences...on en arrive à la présentation de Marion par son ami à un groupe de copains. Tout est merveilleux, elle se sent bien, reconnue, entourée, heureuse...
L’endoctrinement se fait lentement, et « agréablement » au début, avec du sport, le sauna, un soutien psychologique (?)... et on bascule rapidement dans l’embrigadement lorsque Marion se retrouve au chômage, donc affaiblie psychologiquement. Marion, devenue adepte, n’est plus qu’un pion accablé de travail, gavée d’idéologie pro-secte, épuisée, mais qui croit en le groupe et rompt avec ses amis réels et sa famille, ne pensant qu’à gravir des échelons. Elle finira par s’en sortir, difficilement.
Bien que son expérience d’anéantissement de la personne n’ait durée qu’une année, Marion affirme que « la secte mettra du temps à sortir d’elle-même ». La manipulation ira jusqu’à lui faire retirer sa plainte, à force de harcelement !
Dans la secte , Pierre Henri et Louis Alloing , La boîte à bulle, 2005 (disponible à la médiathèque de Charlieu )