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L’avortement aujourd’hui

contraception En 1967, la loi Neuwirth légalisait la contraception. Cette loi fut complétée en janvier 1975 par la loi Veil, autorisant l’avortement, ou IVG ( Interruption Volontaire de Grossesse ), à ne pas confondre avec l’IMG ( Interruption Médicale de Grossesse, pratiquée si la grossesse est dangereuse pour la mère ou si l’embryon est atteint de malformation grave et incurable). Il faut bien voir dans la loi Veil, non pas un texte « pro-avortement », mais l’encadrement juridique d’un acte qui se pratiquait de manière illégale et souvent dangereuse pour les femmes.

Aujourd’hui, la France se trouve face à un paradoxe : alors que le taux de contraception est l’un des plus élevé au monde, le nombre d’IVG reste de près de 200 000 par an, dont 13 000 mineures. Une étude de l’INPES révèle qu’une « norme médicale contraceptive » semble s’être imposée en France selon l’âge de la femme : préservatif au début de la sexualité, pilule puis stérilet après les naissances. Or, comme l’a soulignée Mme Bachelot lors de la prépartion de la dernière campagne de prévention,

« la contraception n’est pas un acte mécanique et consumériste. Elle doit être choisie, adaptée, réfléchie ».

Quand on sait (étude Cocoon 2000) que deux grossesses non-prévues sur trois surviennent chez des femmes qui disent utiliser un contraceptif, ceci interpelle sur l’adaptation de la méthode utilisée à la personne. Trop de femmes ne connaissent pas les nouvelles méthodes ( implants, anneau...).

Informer toutes les femmes, c’est l’objet de la dernière campagne...

contraception

Plus concrètement, comment se déroule une IVG ? Après une prise de sang confirmant la grossesse et en datant exactement le début, un rendez vous doit être pris au centre hospitalier. Pour les mineures, deux entretiens médicaux ont lieu, et un entretien social est proposé ( parfois imposé selon l’âge ). Précisons que depuis 2001, l’autorisation parentale n’est plus obligatoire pour les mineures, bien qu’encouragée. Si la jeune fille refuse l’accord de ses parents, elle doit avoir cependant l’autorisation d’une personne majeure de son choix.

Selon la date de la grossesse, deux méthodes sont possibles :

  • avant 5 semaines de grossesse, la méthode médicamenteuse ( RU 486) est possible. Dans les faits, trois premiers comprimés sont pris chez le médecin ; la patiente rentre chez elle et retourne à l’hôpital 36 à 48 heures après cette première prise ; un second médicament lui est administré sous contrôle médical. La patiente reste sous surveillance quelques heures, pendant lesquelles les saignements sont plus importants, puis rentre chez elle. Les pertes de sangs durent ensuite environ une semaine. Une visite de contrôle a lieu au bout de 10 jours. Cette intervention est fiable à 98 %
  • au-delà de 5 semaines, seule l’intervention chirurgicale est possible. Pratiquée sous anesthésie, le gynécologue introduit une canule dans la vagin et l’utérus pour « aspirer » l’embryon. Cet acte médical dure environ 10 minutes et l’hospitalisation moins d’une demie-journée. La prise en compte de la douleur post-opératoire ( contractions utérines ) est assurée par un traitement médicamenteux.

Autour de Charlieu, vous pouvez vous rendre : Au centre de planification de Roanne : 76 rue Maréchal Foch, 42300 Roanne, tel : 04 77 44 31 92 ou à celui de Paray Le Monial : Centre Hospitalier "Les charmes", 71600 Paray Le Monial ; 03 85 81 83 43. Ces deux structures vous accompagneront dans vos démarches en cas de besoin.

Encadrée, médicalisée, l’acte est sécurisé et le risque vital pour la femme n’existe plus. Cependant, l’expérience reste traumatisante, comme le montre les témoignages recueillis par Monique Hébrard dans son ouvrage « avortement, la parole confisquée ». Au delà des chiffres, du droits, des faits cliniques, l’avortement reste un acte psychologiquement douloureux dans la vie d’une femme...la prévention et l’information restent une priorité... ainsi que la fin de quelques idées reçues pour les jeunes filles : oui, on peut être enceinte même si on a un rapport à proximité de la date des règles ; oui, on peut être enceinte dès le premier rapport sexuel...alors... sortez couverts...

préservatif

et n’oubliez pas qu’au point écoute, les préservatifs sont gratuits... ainsi que les informations et l’écoute !

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