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Maltraitance : dire ou ne pas dire ?

maltraitance

Souvent les personnes maltraitantes sont des personnes de la famille ou de l’entourage proche. Cela rend les choses difficiles lorsque l’on souhaite en parler.

« En parler, je ne peux pas parce que… »

Il y a pleins de raisons qui font que l’on peut penser que, parler des violences et de la maltraitance que l’on vit, ce n’est pas possible.

D’abord, quand ce sont nos parents, il peut arriver que l’on pense que peut-être c’est normal. On peut se dire que quelque part on le mérite car on a fait telle ou telle chose. Ou on se dit qu’on ne fait pas comme ils voudraient… On peut se sentir coupable. Et si on se sent coupable et qu’on pense que c’est peut-être un peu de notre faute, alors on n’en parle pas aux autres.

On peut penser aussi que le dire à quelqu’un ce serait trahir sa famille. Vos parents, même s’ils sont maltraitants, resteront toujours vos parents mais ce qu’ils font ce n’est pas normal.

On peut aussi avoir honte. On se dit que si nos amis ou si les professeurs apprenaient cela, on aurait envie de disparaître sous terre, de se cacher tellement on pourrait avoir honte. La honte peut nous empêcher d’en parler.

On peut avoir peur aussi des conséquences. Qu’est-ce qui va se passer après ?

Ces sentiments se retrouvent souvent chez les enfants et les adolescents maltraités et peuvent faire penser qu’en parler, ce n’est pas possible. Pourtant il est très important de pouvoir le dire à quelqu’un.

Pourquoi en parler ?

Pour soi, pour que ça s’arrête car ce n’est pas normal.

Pour d’autres comme les frères et sœurs, pour que cela ne commence pour eux ou pour que cela s’arrête.

Pour ne pas rester seul avec ce secret. Il est difficile quand on est maltraité de pouvoir se faire confiance, faire confiance aux autres. En parler c’est aussi pouvoir grandir et se construire autrement.

Parce que parler, être écouté, être cru et être aidé, tout simplement ça fait du bien.

Dans beaucoup de situations, il est difficile de pouvoir faire en sorte que cela s’arrête sans l’aide de quelqu’un. Il vous aidera à faire toutes les démarches nécessaires.

A qui en parler ?

Vous pouvez en parler à un ami ou à quelqu’un en qui vous avez confiance. Il existe aussi des lignes téléphoniques comme :

  • le 119, Allo Enfance maltraitée : numéro vert, anonyme et gratuit, ouvert 24h/24h. Ils ont la spécificité de pouvoir intervenir en signalant un acte de maltraitance auprès de la justice.
  • Fil Santé Jeunes : 0800 235 236. Numéro vert national, anonyme et gratuit, ouvert tous les jours de 8h à 24h. Psychologues et médecins y travaillent.

Vous pouvez aussi en parler :

  • à l’école : un prof, un conseiller d’éducation, une assistance sociale, une infirmière ou un médecin,
  • au commissariat de police : si vous êtes mineur et que c’est l’un de vos parents qui vous maltraite, vous pouvez vous y présenter seul ou accompagné d’un autre adulte pour y faire une "déposition". Les agents entament ensuite les procédures qui permettront la mise en place d’une mesure de protection,
  • au juge des enfants Il peut vous recevoir. Son rôle est d’offrir aux jeunes une assistance (et non une mesure dirigée contre leur parent) pour faire cesser le danger et restaurer des conditions de vie et d’éducation acceptables pour chacun (tribunal des enfants, 5 place Georges Clémenceau, 42300 Roanne, 04.77.23.40.90)
  • au médecin. il peut en cas de viol ou de maltraitance physique faire alors un examen afin de traiter la douleur et faire un constat des coups portés. Il est important de lui "dire" ce que vous vivez pour qu’il puisse faire un signalement pour que cela ne se reproduise plus.
  • à l’espace2e, nous vous accueillerons pour vous écouter et vous accompagner dans vos démarches.
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